OU : La première fois que j’ai pris conscience de la distension de l’espace-temps en kitesurf…

La première fois que j’ai poireauté, quoi (zaï zaï zaï zaï).

NDLR : On en parle de l’espace temps ? A priori, certaines d’entre vous n’étaient pas nées lorsqu’on a publié le #2 de cette chronique ! Bon, vous nous connaissez maintenant, on va arrêter de justifier nos failles temporelles.
N’empêche, je sens que y a comme un besoin de vous rafraîchir la mémoire !
Dans le staff Pink Pack, on n’est pas toutes logées à la même enseigne en matière d’expérience de la glisse. C’est pour ça qu’on s’aime tant : on peut se foutre de la gueule de l’autre et vice versa. En l’occurence, Momo a décidé que pour fêter sa trentaine, elle apprendrait à glisser sur l’eau. Et on a décidé qu’elle allait laisser une trace écrite de son apprentissage car, autant la glisse n’est pas un truc inné chez elle, autant la plume, elle, elle l’est. Et bonne en plus. La plume hein, pas Momo. Enfin si, Momo aussi. Bref.
Nous voilà donc à sa 3ème chronique (relisez la #1 – Le synopsis, et la #2 – Les premières fois), et ON N’EST PAS ENCORE A L’ETAPE DE L’EAU. Mais promis, on y vient, je (Mel) lui mets la pression 😉 Le meilleur est à venir !!
Je vous laisse avec son texte, et croyez-moi, nous avons toutes vécu ça !

Bonne résolution (2016, tout ça) :

J’ai décidé d’abréger un peu, d’essayer d’aller à l’essentiel (#focus), parce que sinon, les gens ne savent plus de quoi je parle, ils perdent le fil, qu’il soit rouge ou vert, ils sont pommés, comme le petit poucet en pleine course d’orientation mais sans cailloux blancs avec l’ogre aux basques, et c’est pas que ça m’embête mais si, tout bien réfléchi, un peu quand même, parce que y a toujours des gens pour faire des raccourcis et dire que dans ma tête on est plusieurs (ta gueule Grostaquin !) alors que c’est pas vrai du tout (je sais Grosgâteau, tu as faim)

Bref.

Mise en situation : ce soir, chouchou vous dit qu’il/elle va kiter.

Et vous, vous ne savez pas par quel alignement foireux des astres (genre constellation « bonne maman »), vous décidez, tout à coup, que c’est le soir idéal pour faire une tarte maison… Pour un dîner en amoureux à son retour de la session…

(Oui, ça peut paraitre cheap, une tarte pour un dîner en amoureux, mais depuis que j’ai vu l’émission de Maïté où elle assomme une anguille à coups de burins, cuisiner me fiche les ch’touilles : la cuisine c’est dangereux. Et puis j’ai récemment mis le feu à ma dernière casserole, donc c’est réglé)

Bref, ça partait d’une bonne intention, genre repas chaud à son retour de la baston. Va savoir pourquoi, c’est parti en vrille :

 

Chouchou Vous
18 :00 Quitte le boulot avec la banane – direction le ‘spot’ Au boulot (héhi hého)

NDLR : je n’insinue pas que chouchou bosse moins que vous, mais par jour de vent, c’est mathématique, on passe en mode ‘solstice d’hiver’ au taf.

18 :30 Sur la route*, avec la playlist-qui-va-bien, il est loin, le spot

* là, par exemple, j’ai voulu ajouter « de Memphis, talalalala », mais me suis retiendue… ah non.

Sur la route, avec la liste-à-l’arrache, direction Carrouf
19 :00 Sur le spot, en combi, direction la plage avec le matos de kitesurf sur le dos Surf entre les étalages de lardons, ça caille, il fait froid dans l’dos, le rayon lardons

(et m****, vous savez plus si vous avez du beurre ou pas)

19 :30 Nav, franchissement de vaguelettes en mode dos d’ânes et cabrioles Franchissement d’escaliers – 2ème sans ascenseur – en mode chargée comme une mule
20 :00 Nav, quelques châtaignes, bonnes grosses sensations de glisse Atelier pâte maison, avec de la farine de… châtaignes

NDLR : en fait, il restait du beurre, plein – vous en avez 4 plaquettes au frigo maintenant… De quoi faire un ventriglisse géant dans le salon

20 :30 Nav, gros gavage trop bon On gave la pâte de plein de trucs trop bons
21 :00 Le vent est tombé. Pause madeleine (le seul gâteau pas emmerdant à la plage parce que sans chocolat donc tu t’en fous pas plein les doigts) Focus sur la cuisson, posé(e) devant le four

NDLR : parce qu’on a un four Barbie avec le thermostat en rade – si on surveille pas, c’est tarte Jeanne D’arc assurée – cramée quoi

21 :30 Re-nav (il/elle allait partir mais le vent est revenu) Tarte prête, Table prête, Vous prêt(e)
22 :00 Rinçage, pliage, le ménage le repassage #toutçatoutça Waiting (tic tac)
22 :30 Sur la route avec sa favorite song… Et la banane Waiting (tactique)
23 :00 Presque à la maison mais pas tout à fait Waiting (toc toc)

 

Je vous passe les détails du retour du guerrier, einh (« où t’étais ? », « invité par des potes à une te-fê, on s’amusait bien, j’n’ai pas vu l’heure qu’il était » #blablabla). C’est con, ça partait d’une bonne intention.

Moi, ma tarte, j’ai mis trois ans à la digérer. C’est long trois ans (on a des problèmes de cacas au Pink Pack). Mais faut dire aussi, que le poireau je l’ai fait en Vendée, en mai (ça caille), sur une plage bien trop loin de la maison pour rentrer à pied, sans bouquin, sans scoubidou, sans clef de voiture pour me mettre au chaud, en plein vent.

Alors, je me suis occupée einh #fautpascroire : j’ai fait des tas de babets (pommes de pin, dans mon jargon natal) que j’ai dégommé avec d’autres babets, j’ai couru pour me réchauffer, j’ai fait des moulins avec les bras (#youhouuuuuu), pleins, j’ai jeté des coups de pieds dans les cailloux genre ‘j’ai rien à gagner rien à perdre, même pas la vie’ #hyperconstructif #pendantdesheures.

La règle, là, c’est que y a pas de règle. C’est Mother Nature qui décide, voilà. Et face à Mother Nature, et ben tarte ou pas tarte, va t’ché banana !

Donc quand chouchou dit « afterwork kitesurf », on dit « ok, enjoy à fond et à demain matin », on anticipe (#lanticipationestunmétier) et on évite les foireux « et si » du type « et si tu rentres avant 21h, on pourra aller à la séance de cinoch voir le film d’art et d’essai qui ne passe que ce soir en mangeant un aligot-Aubrac de la Maison de la Lozère qu’on aura attrapé au passage s’ils font à emporter »

Lesson 1, step 3 :

« Rien ne sert de trop cuire, il faut manger à point »

Mel : T’as pas autre chose Momo ?

Ah euh si… “Qui se nourrit d’attente risque de mourir de faim” (proverbe français ou danois… Y savent pas trop sur citationsàlacon.com) parce que « le temps c’est comme le vent, de vivre y’a que ça d’important » (oui, je sais, Les Rois du Monde, c’est moche !)

Dans la prochaine CAK, promis, je mets les voiles… en l’air…

Mel : « y s’rait temps »

 

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Session de rattrapage :
Chroniques d’une apprentie kitesurfeuse #1 : Le synopsis
Chroniques d’une apprentie kitesurfeuse #2 : Les premières fois
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